mercredi 17 juillet 2013

L'Étape du Tour 2013 Annecy-Annecy-Semnoz

Yes, always one for going a bit further, I came back for more after last years gruelling slog over the Madeleine, Glandon and La Toussuire.  L'étape du Tour for  worldwide cyclist-lovers was to begin on July 7 2013 in the fantastic town of Annecy which sits paisibly at the top of the Lac d'Annecy. It is an absolutely stunning, postcard scene for what is to be the penultimate stage of the real TDF 2013.
Toujours prêt de me pousser un peu plus loin, je suis revenu faire une étape du tour de France après l'édition suicidaire 2012 sur les cols de la madeleine, Glandon et La Toussuire. L'édition 2013 pour les amateurs internationaux de vélo partait de la ville pittoresque d'Annecy, paisiblement situé sur le nord du lac, le 7 juillet. Le vrai Tour prendra le même parcours le 20 juillet, l'avant-dernier étape.
hotel on the lake - 19° swim to begin the day :)

In the 2012 étape we cycled over 150 km over some of France's legendary cols, and so the announced 128km for 2013 edition seemed like  a picnic in comparison. What was i thinking ? Granted, there wasn't as much climbing - only (only!) 3600m - compared to the 5000+ in 2012 - but the final ascent of the Semnoz (10.5km at 8.7%, with long passages at 12, 11, 10%) was nothing to be sniffed at - as i was to find out.
L'étape l'an dernier était 152km, et donc quand on a révélé le parcours choisi pour cette année - 128km - on faisait le commentaire que ce serait un pique-nique par comparaison. Quelle blague ! D'accord, il n'y aura que 3600m de montée à faire (comparé aux 5000m+ en 2012), mais la montée finale du Semnoz serait plutôt un voyage au bout de l'enfer.
 
the route
The summer had finally arrived in France on the Friday 5 July, when i took a TGV eastwards from Paris. Sunday was no exception to the soaring temperatures and endless blue skies.
The first wave set off at 7.00 and my wave at 7h45, the last at 8h30 - 11,500 of the 13,500 registered had turned up.
L'été était finalement arrivé en France le vendredi 5 juillet, le jour de mon départ de Paris en train vers l'est.  Dimanche se présentait sous les mêmes cieux bleus et températures élevés. Les premeirs coureurs partait à 7h, et mon sas (numeros 4000-5999) à 7h45. - on était en tout 11,500 (sur 13500 inscrits).
The start was a  nice easy first 20km, and effortless climb to the cols du Puget et de Leschaux.... and the nice rolling countryside was really enjoyable. The long descent and rolling climb to the des Prés went by quickly and without incident - everyone relaxed and going at a reasonable speed for me. The fast descent to the foot of the Revard was a different story - i passed quite a few accidents, one in particular looked nasty with one rider immobile in a pool of blood, surrounded by security and medics (checking the admin later i was relieved that there were no fatalities) - this is the other side of cycling, the danger when the slightest error on a hairpin descent can be fatal - a tyre blowout, a small rock, gravel, another faller.... anything unforeseen. SO arriving at the half way point the riders were all a bit more cautious and solemn - the fatigue beginning to set in and the sight of blood ! Jon, who'd come along with my brother, Mike, had a blow out and was forced to abandon as the tyre was split...he was not happy at this, but puts it down to bad luck and a philosophical "well, it happens".
Le début de la course était assez simple et avec des montées régulières (cols du Puget et de Leschaux)..et avec un paysage très agréable. La longue descente et montée roulante vers le col des Près passait assez rapidement et sans incident - tout le mode détendu et roulant bien. La descente vers le Révard était une autre histoire, avec les premiers virages en épingle à cheveux - j'ai passé à coté des plusieurs accidents, dont un assez grave - le cycliste allongé immobile par terre entouré du sang, un soigneur appelant les secours à la radio - il avait l'air grave, mais je suis rassuré de savoir que la course s'est terminé sans fatalité...j'avais bien peur ! Ceci révèle l'autre face du cyclisme - le danger - la sensation de la vitesse en descente mais il suffit de quelques graviers, une pierre, une crevaison, au mauvais moment, et c'est la fin. Donc, j'approchais le mi-point de la course, prudent et un peu inquiet pour ce cycliste. Jon, qui est venu avec mon frère, s'est trouvé avec un pneu éclaté sur la descente du Revard, et a été obligé d'abandonner - "ca arrive", il disait. Il vaut mieux être philosophe lorsqu'on est cycliste !

Putting that aside, the climb to the top of the Revard was slow but steady - some steep gradients, but nothing insurmountable. Although the sun was beginning to beat down, the forest-lined route gave some shelter. The roads were quite full here which allowed for a bit of cyclist banter and chit chat which helped pass the time and take the mind off the effort. The descent from the top of the Revard was spectacular and very quick - i was cautious but managed to not overuse the brakes - i really enjoyed leaning into the bends and letting the wheels roll round...brilliant.
hairpins

Ceci dit, la montée du Col de Revard était lent mais sans difficulté, il n'y avait que le soleil et la chaleur qui pesait mais les arbres au bord de route nous protégeaient bien pendant des longues périodes. Le fait que ca montait voulait dire qu'on se trouvait très nombreux sur la route, ce qui permettait beaucoup d'échanges et de discussion...plutôt sympa quand il y avait des nationalités de partout :) La descente était très très vite te spectaculaire, une route large et lisse, me permettant de bien avancer - et même avec une priorité sur la prudence, je suis resté économique avec les freins.
My brother, Mike, who had set off with the first wave, wearing the 276 number, told me to make sure i was in a group from Montcel to the foot of the Semnoz - and avoid finding myself alone because it would be quite windy. He was dead right.  With this in mind i fought my way on to the back of a group before looking round to see an empty road - lucky me - i hung on and soon felt the advantage of the peloton effect.... which meant i felt fine as we rolled through the town of Gruffy and over the bridge to the foot of the Semnoz.
Mon frère, Mike, qui est parti à 7h portant le dossard n° 276 m'avait conseillé de rester en groupe de Montcel au pied du Semnoz, et d'éviter à tout prix d'être seul car il y aura du vent...il avait raison. Je suis resté avec un groupe d'une vingtaine de coureurs et heureusement car en me retournant, je constate que si je ralentis, je suis seul..l'effet du peloton est vraiment sympa car on économise énormément...et arrivant au village de Gruffy je me sentais prêt à affronter le Semnoz.
This was important - the course really started here. I knew the Semnoz was going to be tough - it's only 11km, but with an average gradient of 8.7% - this means that every flat, easy bit would be paid for with an equally hard section. There are no hairpins like on the Alpe d'Huez, which give a regular breathing space and a chance to recover and relaunch, the road simply winds straight up - 8%, 9%, 12%, 14%, 10%.... relentless, with the sun beating down.
Ceci était très important car c'était à partir d'ici que la course commençait pour du vrai - être fatigué là, il n'y avait pas d'espoir...même si le Semnoz ne fait que 11 km, la pente moyenne est de 8.7%.....ce qui veut dire que pour chaque partie à 5%, il y a la même à 12-13%....et c'est là que ça fait mal, et sans les épingles à cheveux, comme sur l'alpe d'huez, ce qui te permet à respirer quelques secondes avant de te relancer..ici c'est sans arrêt et sans pitié, et en plein soleil.
The side of the road was littered with people standing resting, heads down wondering why they were here, very probably, others were lying exhausted - one covered with a silver security cover and an ambulance nearby. It was like a funeral procession going up - sharply contrasted with the finishers coming down whizzing by towards Annecy, smiling and happy to have survived. Stories filtered after the race - one person had fallen, cleated into the pedals and when asked if he needed help quipped, "no, leave me to die!". I laugh now, but i was digging deeper than ever before - 5 km to the top, 11% reading on the Garmin, and the gradient wasn't flattening out - I was counting down the 100m passed, rather than the kilometers... ironman was tough, but nowhere near the sheer physical effort required by  this climb.
Les 2 premiers km sont à 12%, et le bord de route était déjà plein de cyclistes en marchant, ou assis, même allongé et épuisé - un enveloppé  avec une couverture de survie..ça rassemblait à une procession funéraire - silencieux et solennelle, ce qui était en fort contraste avec la descente des "finishers",  en vitesse et en sourire, vers Annecy.  Il y a eu des histoires qui circulaient après la course : de celui qui est tombé, toujours accroché au vélo, et à qui on a demandé, "tu as besoin de l'aide?" et qui a répondu, "non, laisse moi mourir là" me faisait rire après...mais là sur la côte, décomptant plutôt les mètres que les kilomètres , sur mon Garmin, j'aurai pu le comprendre ! L'effort que j'ai  fourni pour terminer le distance Ironman 
n'a rien à voir !

video
alléééééé martaing !! c dur l'arrivée !!!


dur la fin
Finally the 1km red flame appeared, and passing under i actually wondered whether i could make it to the end..... i resisted, resisted hard, to not stop - but 500m from the finish i just had to put my foot on the floor and breathe hard - just for 15 seconds. Others were walking passed me towards the end - so i pushed myself up once more and let the momentum carry me to the finish line. What a course - i needed to sit, to eat, to drink, to die !!! What really struck me at the summit was the lack of smiles - nobody seemed happy to have finished - it was more relief than anything, a die-hard attitude of survival.

Enfin la flamme rouge et le dernier km, mais en passant en-dessous, j eme demandais si je pouvais vraiment arriver au bout...j'ai poussé et j'ai résisté, mais 500m plus loin j'ai été obligé de poser mon pied par terre, et de respirer pendant 15 seconds...15 longs seconds...avant de me remonter et de me repousser à la ligne d'arrivée...j'avais besoin de m'allonger, de boire, de dormir, de manger....ce qui m'a frappé aussi était l'absence de bonheur - personne ne souriait - je pense que tout le monde était épuisé, comme moi et l'effort d'une sourire était vraiment trop.
video
je veux de l'oxygène !!!

Several drinks and energy bars, bananas, salty biscuits later i looked up to see an older man, 60+ leaning on the cross bar of his bike immobile. "Are you ok?" i asked. He moved his head and smiled before dropping the head back again - immobile once more. An Irish rider next to me asked whether a certain "steed" was mine, nodding to a bike against a fence nearby - "no," i said, "but it's a nice bike so i wouldn't mind if it was mine.... "yes," he said, "so nice it'll have ridden itself up." Only the Irish could have come up with that quip :)))
Ha ha - i wish my bike had done that !!!!
Plusieurs verres de coca, d'eau, des gâteaux salés plus tard je me suis levé la tête pour voir un vieux homme (60-65 + ans), la tête immobile, reposant sur le bras, qui tenait le cadre de son vélo. "Ca va," je demandais. Il m'a regardé et il a souri, et puis a laissé sa tête retomber sur son bras....immobile à nouveau.
Un jeune irlandais assis à côté de moi m'a demandé si un certain "cheval" m'appartenait, indiquant un vélo à côté d'une barrière..."non, " je lui ai répondu, mais c'est un beau vélo..."; "oui, il dit, tellement beau qu'il serait monté le col tout seul".... et comment j'ai rit !!!! Il n'y a qu'un irlandais qui pourrait dire çà... :))

I'll be back next year for more, having sworn that all endurance sport was over for me, that i was selling the bike and taking up chess  - but that was on the final KM of the Semnoz, a monster of a climb.
je reviendrai l'année prochaine, malgré le fait que j'allais abandonner toute épreuve d'endurance, vendre mon vélo et commencer à jouer aux échecs ! - mais ca c'était sur le Semnoz !!

Some numbers Quelques chiffres :
13500 registered
11465 starters
10623 finishers
My time : 6h52 :
4800 Gen. Class.
1053/2432 category
My brother, Mike
5h07
410 Gen Class
130 category
way faster than me, but his bike rides itself up, being a Pinerello Prince :)
Mon frère est beaucoup plus rapide que moi, mais lui il a un vélo, un Pinerello Prince, qui monte tout seul !



1 commentaire:

  1. How could I forgot to read this beutiful report! It's easy to see you enjoyed wonderful sceneries while you were biking. That chart which shows up hills is impressive.
    Congrats to both of you on another great challenge! Don't buy chess, Martin! You still have strenght enough :) You made me laugh :)

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